Les premiers radars sonores installés à Bruxelles

Bruxelles Environnement teste 2 prototypes pour mesurer le bruit des véhicules

 

COMMUNIQUE DE PRESSE, le 14 février 2023

Le bruit est un enjeu majeur de santé publique souvent méconnu. Il cause chaque année à Bruxelles la perte d’environ 10.000 années de vie en bonne santé, dont 85% sont attribuables au trafic routier. Pour lutter contre cette pollution sonore et améliorer le cadre de vie des habitants de la capitale, la Région bruxelloise a lancé son plan quiet.brussels en 2019. Objectif : offrir un environnement sonore agréable et sain aux Bruxellois et Bruxelloises. Aujourd'hui, Bruxelles Environnement installe les premiers radars sonores pour mesurer les décibels émis par les véhicules.

 

Le bruit, un enjeu de santé publique

Le bruit, en particulier celui lié au trafic routier, est la première source de gêne épinglée par les Bruxellois et les Bruxelloises. Près d’un sur deux se dit d’ailleurs prêt à déménager à cause de nuisances sonores. L’impact du bruit sur notre santé est encore plus invisible et méconnu que celui de la pollution de l’air : il peut causer des problèmes auditifs, cardio-vasculaires, des migraines, ou encore des insomnies. En Région bruxelloise, selon une étude menée par l’Ecole de santé publique de l’ULB, 70 % de la population est exposée à un niveau sonore supérieur à la valeur recommandée par l’Organisation Mondiale de la Santé au niveau du trafic routier (53dB en moyenne sur 24h00). Chaque habitant de la capitale perd en moyenne 8 mois de vie en bonne santé à cause de cette pollution sonore.

 

Une photographie plus précise du bruit du trafic

Pour mesurer plus précisément les nuisances sonores liées aux différents véhicules, Bruxelles Environnement va tester deux prototypes de radars sonores pendant un mois environ. Le premier contrôle depuis ce midi les véhicules circulant avenue Louis Bertrand aux abords du parc Josaphat, à Schaerbeek, dans un quartier apaisé. Le deuxième modèle prendra place cet été sur une artère régionale fréquentée.

Catherine Lecointre, experte bruit chez Bruxelles Environnement : "Cet appareil est similaire à un radar classique, si ce n’est qu’au lieu de mesurer la vitesse, il mesure le bruit. Il dispose de plusieurs micros, de caméras permettant de scanner les plaques d’immatriculation des véhicules et d’estimer leur vitesse. Grâce à une collaboration avec la DIV, Bruxelles Environnement disposera donc d’un niveau de bruit associé à une plaque et donc aux caractéristiques techniques du véhicule. Toutes ces données, systématiquement anonymisées, seront ensuite analysées."

Les objectifs poursuivis sont multiples. Il s’agit d’expérimenter le fonctionnement de chaque appareil, les conditions d’installation, leur robustesse et la fiabilité des résultats. Si le test est concluant, d’autres radars sonores pourraient être installés. Ces tests permettront également d’approfondir les connaissances liées au bruit généré par le trafic routier en fonction de sa composition.

Les mesures de ces radars anti-bruit complèteront en effet les données issues de la campagne « Remote sensing » réalisée fin 2020. Cette campagne inédite avait permis de mesurer le bruit de plus de 9000 véhicules en conditions réelles de circulation et avait montré que :

  • La vitesse impacte fortement le bruit des véhicules. Ainsi, passer de 50 à 30 km/h permet de réduire le bruit de 3 dB(A), ce qui équivaut à réduire de moitié le niveau sonore causé par le trafic routier.
  • En-dessous de 30 km/h, ce sont les accélérations qui causent le plus de bruit, d’où l’importance d’adopter une conduite souple.
  • Les motos et les camions sont particulièrement bruyants. Si moins de 1 % des véhicules mesurés sont des motos, celles-ci représentent plus d’un quart des véhicules bruyants ! Une moto génère autant de bruit que 2,5 voitures. Le bruit d’un camion équivaut à celui émis par 5,5 voitures.
Pour Alain Maron, Ministre bruxellois de la Transition climatique et de l’Environnement : "Le bruit, qu’il soit lié au trafic routier, aux avions ou à toute autre activité porte bien trop souvent atteinte au sommeil et la qualité de vie quotidienne des Bruxellois·es. La mise en œuvre du plan Quiet.brussels a déjà permis de réduire ces nuisances mais nous devons aller encore plus loin pour garantir à tous les Bruxellois·es un environnement sonore sain et agréable. En testant ces radars, nous outillons la Région pour mieux lutter contre la pollution sonore et améliorer la santé de chacun·e car la première des libertés, c’est une vie en bonne santé."

 

 


Contacts presse :

Simon Vandamme

Simon Vandamme

Attaché de presse, Cabinet du ministre Alain Maron

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Recevez des mises à jour par e-mail

En cliquant sur « S'abonner », je confirme avoir lu et accepté la Politique de confidentialité.

À propos de Bruxelles Environnement

Bruxelles Environnement est l'institution publique qui assume un large éventail de compétences en matière de politique environnementale, de bien-être animal et énergétique.

En réponse aux défis du changement climatique, de la biodiversité, et des impacts de la pollution, nous améliorerons la résilience climatique de la Région et la qualité de vie de chaque habitant de Bruxelles.

En tant que partenaire des citoyens, des entreprises et des pouvoirs publics, nous œuvrons pour un environnement sain et agréable, aujourd'hui et pour demain.

Contact

Site de Tour & Taxis av. du Port, 86C/3000 B 1000 Bruxelles

presse@environnement.brussels

www.environnement.brussels