Le dimanche sans voiture : un bol d’air pour les poumons et les oreilles
Bruxelles Environnement dresse le bilan air et bruit de la journée
COMMUNIQUE DE PRESSE, le 21 septembre 2026
Des routes sans trafic ou presque, et la physionomie de la Région bruxelloise change totalement. La physionomie mais aussi la qualité de l’air et l’ambiance sonore. Grâce au dimanche sans voiture, point culminant de la Semaine européenne de la Mobilité, les concentrations de polluants ont diminué drastiquement ce dimanche, tout comme le bruit en ville. C’est ce que dévoilent les chiffres récoltés et analysés par Bruxelles Environnement.
Un air plus sain avec des baisses drastiques de polluants
De manière générale, ce dimanche sans voiture s’est soldé par une amélioration de la qualité de l’air avec une baisse importante des concentrations de plusieurs polluants :

Réduction des concentrations moyennes de polluants lors du dimanche sans voitures 2026 dans des environnements urbains avec influence forte ou très forte du trafic routier, par rapport à un dimanche moyen et un jour de semaine moyen.
Les diminutions de concentrations sont particulièrement importantes cette année, en raison du dimanche sans voiture mais aussi de la météo. La pluie a joué, cette année, un rôle déterminant dans la décroissance des concentrations (en particulier pour le NO2).
Les axes les plus fréquentés de la capitale ont été les plus impactés. À la station d’Arts-Loi par exemple, les concentrations de NO et de NO2 ont baissé respectivement de 88 et 84% par rapport à un dimanche moyen. Une chute encore plus marquée si l’on compare avec un jour de semaine moyen. Les concentrations de NO et de NO2 ont alors fondu respectivement de 94 et 89%.
Une ville apaisée
Au niveau de l’environnement sonore, une forte diminution des niveaux de bruit de fond a été relevée aux différentes stations de mesures situées à proximité de voiries.
Ainsi, par rapport au dimanche précédent l'opération, des réductions importantes ont été observées :
- Elles sont très marquées (de 15,3 à 21,6 dB(A)) pour les stations situées à proximité de l’autoroute E40 à Woluwe-Saint-Lambert et de l’autoroute E411 à Auderghem. Soit une baisse de la pression acoustique de 97 à 99 %
- Elles sont assez marquées (de 6,4 et 7,8 dB(A)) pour les stations de la chaussée de Wavre à Auderghem et de l'avenue Houba de Strooper à Bruxelles. Soit une baisse de la pression acoustique de 77 à 84 %
- Elles sont peu marquées (0.8 dB(A)) à la station de la rue Guillaume Tell à Saint-Gilles. Cette station est, en effet davantage influencée par le bruit ambiant du quartier que par le bruit du trafic routier.
L’impact du trafic sur la ville
Cette journée est l’occasion de souligner l’importance de la pollution émise par le trafic routier et les conséquences de l’absence (ou presque) de véhicules motorisés sur la qualité de l’air et l’environnement sonore.
« La Journée sans voiture nous donne un aperçu très concret du potentiel de nos rues. Ce jour-là, Bruxelles ne fonctionne plus en pilote automatique : elle vit à taille humaine. Les Bruxelloises et les Bruxellois investissent massivement l’espace public, se rencontrent entre voisins, redécouvrent leur ville. Et surtout, ils constatent immédiatement la différence : une meilleure qualité de l'air et un environnement plus agréable dès lors que le trafic automobile diminue. C’est précisément aussi l’objectif de la zone de basses émissions : améliorer, chaque jour, la qualité de l’air que nous respirons. Nous avons déjà fait des progrès ces dernières années, mais nous devons aller encore plus loin. Réduire durablement les émissions polluantes, c’est faire en sorte qu’une ville plus saine, plus agréable et plus humaine ne soit pas l’exception d’un dimanche, mais une réalité au quotidien. » déclare Ans Persoons, Secrétaire d’Etat bruxelloise à l’Environnement et au Climat.
L’enjeu est important. Selon les derniers chiffres de la Cellule Interrégionale de l'Environnement (CELINE), la pollution de l’air a provoqué en 2024 plus de 4.000 décès prématurés en Belgique : 4.102 liés à l’exposition aux particules fines (PM2.5), 1.264 à l’exposition au dioxyde d’azote (NO2) et 2.570 à l’exposition à l’ozone (O3)1. L’objectif est donc de diminuer les émissions de polluants de l’air, notamment de dioxyde d’azote, produits entre autres par le transport. Entre 2018 et 2025, les concentrations annuelles de dioxyde d’azote (NO2) ont diminué de 6% en moyenne par an, de 5% pour les particules fines PM2.5 et de 3% pour les PM10.
L’exposition au bruit, cause également des maladies cardio-vasculaires, du diabète de type 2, des problèmes de sommeil, de concentrations, ou encore des troubles de l’apprentissage. En 2021, le bruit des transports a causé une perte de près de 5.400 années de vie en bonne santé pour la population bruxelloise2, cela correspond en moyenne à 4 mois de vie en bonne santé perdus par personne. Or le transport routier est la première source de bruit en Région bruxelloise et impacte donc la qualité de vie. Agir sur les niveaux de bruit a donc un impact positif sur la santé et le bien-être des Bruxellois et des Bruxelloises.
Retrouvez le bilan de ce Dimanche sans voiture également sur le site de Bruxelles Environnement.
1 Ces chiffres ne peuvent être additionnés, certains décès prématurés étant causés par l’exposition à plusieurs polluants.
2. Évaluation des impacts sanitaire et économique du bruit des transports en Région de Bruxelles-Capitale, BRUXELLES ENVIRONNEMENT, COLLECTION FICHES DOCUMENTEES (n°57), THEMATIQUE BRUIT, janvier 2025.
Contacts presse :
Pascale Hourman
